Réponse à Bruno Leroux

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Si j’avais une once du talent de Boris Vian, voilà ce que j’aurais écrit à Bruno Le Roux
Président du groupe socialiste à l’assemblée nationale après mon éviction de la commission des affaires sociales :

Monsieur le Président,

Je vous fais une lettre que vous lirez peut-être si vous avez le temps.
Je viens de recevoir un ordre de mission pour aller phosphorer aux affaires étrangères.

Monsieur le Président, je ne peux m’y résoudre et ne veux pas me taire car je suis député.
C’est pas pour vous fâcher, il faut que je vous dise, ma décision est prise, je m’en vais résister.

Depuis que je suis né il y a tellement d’années, j’ai tracé mon chemin en toute dignité.
En simple militant, il y a près de 20 ans, je me suis engagé au sein de la famille (PS) et n’en connaît pas d’autres.
Je n’ai pas rechigné et j’ai beaucoup appris. En tant que candidat sur une terre de droite, je n’ai pas renoncé et j’ai souvent perdu.
En tant qu’élu enfin, je n’ai pas à rougir du travail accompli.

Demain de bon matin je publierai ma lettre car je n’accepte pas d’être ainsi débarqué avec perte et fracas.
Je n’avais rien demandé.

J’irai sur les chemins des affaires étrangères, mais je dirai aux autres, à tous mes camarades, refusez d’obéir à des ordres inutiles, refusez de plier, refusez de partir.

S’il faut perdre son temps sur ce terrain de jeux, je m’y suis préparé, mais vous vous grandiriez Monsieur le Président en ne contraignant pas ceux qui ne veulent pas.

Et si vous persistez, il faut que vous sachiez que, privé du droit de vote, j’entends intervenir au sein de la commission de nos affaires sociales autant que de besoin et que rien ici-bas ne me détournera.

Gérard Sebaoun

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3 commentaires pour “Réponse à Bruno Leroux

  1. Bonsoir Monsieur le Député,
    Je viens de prendre connaissance de votre changement forcé de commission qui me parait aberrant
    compte tenu de votre formation de médecin.
    Habitant Franconville et vous ayant approché quelques fois pour des échanges d’idées lors d’élections
    ou à votre pot lors de votre élection de député ou encore en tant que parent d’élèves à Jean Monet,
    je trouve votre positionnement honnête et courageux. Je n’en dirai pas autant de votre confrère le très
    politique J.M. Le Guen.
    Nous pensons dans ma famille que vous êtes quelqu’un de bien. Nous reviennent en mémoire les attaques ou manoeuvres contre votre personne lors d’élections locales.
    J’ai le même âge que vous et me permettrais de vous dire, ce qui pourrait paraître cocasse à un médecin: “surtout, n’y laissez pas votre santé”. J’espère que votre suppléant est sur la même ligne
    que vous.
    Bien cordialement.
    Drolez Daniel sympathisant (je n’ajouterai plus de gauche)

  2. M. Le Député et cher Docteur,

    Quelle aberration de lire qu’un Député, Docteur en médecine, dont la conscience professionnelle et politique l’a conduit à conserver une activité à mi temps comme médecin du travail afin de ne pas perdre le contact avec la réalité, se voit écarté d’une commission où son expertise est pourtant essentielle !

    Qui peut on contacter pour demander la justification d’une telle décision ?

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