La transition énergétique adoptée à l’Assemblée nationale

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assnatLe mardi 14 octobre, l’Assemblée nationale a adopté le projet de loi relatif à “la transition énergétique pour la croissance verte”. La loi fixe des objectifs ambitieux dans une multitude de domaines : réduction des émissions de gaz à effet de serre, développement des énergies renouvelables, accélération de la rénovation des logements, engagement pour les véhicules et les transports propres, limitation de l’usage des pesticides, freiner l’obsolescence programmée et donc les déchets…

Au sein de ce projet de loi, j’ai souhaité introduire l’article 12 bis pour réduire la pollution issue des activités aéroportuaires. Il engage les gestionnaires d’aéroports a établir un plan d’action de réduction des gaz à effet de serre et polluants atmosphériques avec un objectif de diminution de 10% dès 2020 et de 20% en 2025.

roissy2Les aéroports français sont porteurs d’emploi et d’une activité économie dynamique et importante, mais également un vecteur majeur de pollution atmosphérique, qui impacte en premier lieu les salariés des plateformes aéroportuaires ainsi que les riverains. Si des améliorations techniques ont permis de réduire la pollution des avions en vol, des efforts doivent être apportées au sol, sur les plateformes mêmes, afin de réduire les émissions de gaz à effet de serre.

Dans un grand nombre d’aéroports, les avions utilisent leurs APU – moteurs auxiliaires de puissance – pour le roulage au sol, vecteurs de pollution atmosphérique et de bruit. Des alternatives techniques ont été développées par des entreprises françaises, par exemple des véhicules électriques de tractage commandés par le pilote. Après études, de tels systèmes, ou équivalents, pourraient être généralisés. Par ailleurs de nombreux véhicules circulant sur les plateformes, notamment pour le chargement et le déchargement des avions, pourraient être électriques, ou utiliser des biocarburants.

Cet article de la loi participe donc à l’objectif de protection de la santé et de la qualité de l’air, en réduisant les émissions de gaz à effet de serre et en valorisant les nouvelles technologies.

ROISSY MITRY-MORYIl permettra en outre de renforcer l’attractivité des aéroports français vis-à-vis des entreprises qui souhaiteraient s’installer à proximité, et d’améliorer l’acceptabilité des activités aéroportuaires pour les populations riveraines.

Cette disposition ne s’applique qu’aux aéroports de Paris-CDG (Roissy), Paris-Orly, Toulouse-Blagnac, Nantes-Atlantique, Bordeaux-Mérignac, Lyon-St-Exupéry, Marseille-Provence, Nice-Côte-d’Azur et Strasbourg-Entzheim.

Enfin, dans un autre article, la loi définit la recherche technologique sur la réduction de la pollution aérienne comme une des priorités de l’Etat.

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