Commentaires sur La crise nous a peut être sortis de la léthargie du 21 avril 2002 ?

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21avril_2002
Au soir du 21 avril 2002, 1er tour de l’élection présidentielle

Chirac et Le Pen au 2ème tour. Lionel Jospin éliminé !

Après 6 années chaotiques et le dernier congrès de Reims sur lequel je ne reviens pas (lire mes précédents billets sur le sujet), le Parti Socialiste va peut être (enfin !) sortir du coma, de la léthargie héritée de la défaite historique de la présidentielle de 2002. Et comme nous ne sommes pas à un paradoxe près, c’est une ex de l’équipe Jospin qui est en charge de la rénovation. Que faut-il attendre de notre nouvelle équipe dirigeante, savant équilibre entre des courants battus et rebattus, et qui survivent faute de mieux pour l’instant ? Ce constat que je crois lucide, n’est pas un jugement a priori, il se veut juste vigilant. Un point positif heureusement, le PS a enfin une nouvelle direction !

J’attends les première prises de position de Martine Aubry et de Benoît Hamon pour être pleinement rassuré sur notre orientation. Quant à l’équipe Royal qui représente une force incontestable dans le parti, il est temps qu’elle range ses drapeaux de “Désirs d’avenir” et qu’elle prenne sa part dans le difficile processus de rénovation et de reconquête de l’opinion. En ces temps de crise, voir notre formation, la première de l’opposition, sévèrement jugée par les Français, ça doit faire plus que nous interroger, ça doit nous fait mal ! Beaucoup de camarades partagent mon sentiment d’exaspération car les sujets sur lesquels nous devons nous opposer à la politique gouvernementale et la combattre au quotidien ne manquent pas. Il est plus que temps de mettre le turbo et d’oser être nous mêmes : la gauche décomplexée comme le disait justement Benoît Hamon dans la motion que j’ai soutenu. Pour ma part, je n’ai jamais eu de complexes à être de gauche et à défendre les valeurs de mon camp. Nos adversaires (politiques s’entend) ne s’embarasssent pas d’états d’âme pour appliquer méthodiquement leur politique en tentant avec succès souvent de nous faire passer pour “des ringards”!

La crise a bon dos pour occulter les dérives du pouvoir sur l’école, sur la justice, sur la santé, sur le logement, sur le droit du travail, sur les collectivités etc. Nous avons l’obligation (“l’ardente obligation”, si je voulais paraphraser un discours de la campagne présidentielle de Ségolène Royal) de fournir des réponses audibles par nos concitoyens.

La machine de guerre des communiquants de l’Elysée et de l’UMP a un train d’avance. Pour s’en convaincre, il suffit d’écouter 2 ministres parlant sur 2 média différents d’un même sujet : même discours, mêmes réponses, mêmes mots. Rien n’est du au hasard. Il y a là encore des exceptions évidemment et qui se nomment Rachida Dati ou Christine  et Boutin.

Pour ce qui est de la Garde des Sceaux qui ne fait après tout qu’appliquer à la lettre le programme électoral “fou” de son champion victorieux, elle commence à porter un costume et un chapeau trop grands pour elle. Elle paie plein pot son ascension fulgurante par la seule volonté du Prince devenu monarque absolu et qui aujourd’hui se détourne. Cruelle réalité certes, mais qui ne m’émeut guère. Ne comptez pas sur moi pour verser une seule larme (de crocodile) sur “la disgraciée”. Elle n’en a pas versé sur les suicidés en série dans nos prisons d’un autre âge. C’est sa politique qui me soucie et non pas ses “déboires people”. Et leur politique pénale, la politique Sarkozy-Dati-UMP est désastreuse et fait régresser nos libertés.

Sur la Justice comme sur la polique de sécurité, nous avons une vision opposée à celle de la droite à défendre. Il est temps de s’en souvenir et de ne pas se laisser encore une fois enfermés dans le syndrome du 21 avril 2002.

 

 


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